santé sans passeport  SANTE SANS PASSEPORT | ONG à but humanitaire et destinée à apporter aux pays en voie de développement :
- une aide médicale en matériel et médicaments
- l'envoi sur place d'équipes pour soigner les populations. Une participation symbolique de 100 CFA (0,15 €) des malades évite l'assistanat. Cet argent permet d'acheter sur place des médicaments (que l'ONG n'a pas en stock) et qui sont délivrés gratuitement à la population. C'est une forme de solidarité africaine entre les villages.
- l'éducation sanitaire et alimentaire des populations
- la formation continue des personnels de santé des pays concernés
| |
|   Le gâchis des cérémonies au SénégalVous n'êtes jamais allé au Sénégal, soit. Imaginez que l'on vous bande les yeux pour vous y rendre mais on vous cache votre destination. On vous laisse dans un village au beau milieu d'une cérémonie (baptême, mariage ou même sépulture). Vous découvrez une foule importante, des victuailles sans compter, les femmes couvertes de bijoux pour la plupart en or, leur coiffure rivalise d'imagination, les boubous multicolores plus beaux les uns que les autres. Les hommes comme les enfants ne sont pas en reste. Tous ces signes extérieurs de richesse vous font penser que vous êtes dans un pays riche. Eh bien non, il est de temps de vous révéler que cette cérémonie se déroule au Sénégal, pays classé dans les 40 pays les plus pauvres du monde selon le dernier rapport du PNUD (Programme des Nations Unies de Développement) pays où 60 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ( 2 dollars / jour soit 915 CFA) Ces pratiques liées à une tradition bien ancrée dateraient du temps où on donnait, à la mesure de ses moyens, des cadeaux à la maman, aux frères et sœurs du mari pour raffermir les liens entre les deux familles. Les temps ont bien changés.... Les mariages et les baptêmes sont de véritables entreprises car elles génèrent des dépenses mais produisent de substantielles recettes du fait des dons, soutiens reçus des proches et des invités. D'ailleurs les rivalités entre femmes sont au paroxysme. Il faut être la plus belle, la mieux vêtue et faire le plus beau cadeau pour attirer le regard et l'admiration des autres . L'exemple le plus frappant est le baptême qui est en réalité l'occasion pour le père, d'honorer la mère et l'enfant et à travers elle, la grand-mère et les tantes maternelles. La manière dont le père va organiser la cérémonie est un véritable test conjugal. Plus le mari fait une grande fête plus il est supposé prouver le respect et l'attachement qu'il porte à son épouse. Les femmes du clan maternel sont très attentives et exercent de véritables pressions sur le mari pour que la cérémonie soit comme elles le désirent et échapper ainsi à l'humiliation. Le pouvoir dans ces cérémonies appartient aux femmes qui pour satisfaire la rivalité qui existe entre elles contraignent le mari à mettre la main au portefeuille. La cérémonie du décès est érigée maintenant en une tribune de folie de grandeur. Il faut tuer un mouton, un bœuf, et même donner de l'argent ou encore une séance d'éloges. Depuis peu, une autre cérémonie vient de voir le jour qui se développe à une vitesse exponentielle. On organise une cérémonie pour le retour du pèlerin du Hadj (pèlerinage à la Mecque).. C'est de nouveau une orgie alimentaire et le pèlerin annonce au micro les cadeaux qu'il a rapportés en citant nommément les heureux bénéficiaires!!!! Dans le quotidien des Sénégalais, la pauvreté est visible aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. Des sommes énormes sont dépensées lors de ces cérémonies bien étrangères la pratique de la religion Musulmane qui n'impose pas de tels gâchis ni démonstrations de richesse. Les populations épargnent de l'argent ou font de très gros crédits pour tout dilapider en une seule journée. Le lendemain, elles retrouvent leur pauvreté, et leur dette à rembourser... Alors, se soigner, acheter les fournitures scolaires aux enfants scolarisés, etc..., on n'y pense même pas!!!! Le ministre actuel de la famille, N'Dèye Khady Diop, a annoncé une réforme de la loi du 24 février 1967 qui réglemente de manière stricte les dépenses à l'occasion de ces cérémonies en prévoyant des montants maximum à ne pas dépenser. En exemple, pour un baptême : un seul mouton, 10 000 CFA (15 €) et des horaires précis. Malgré sa pertinence dans son esprit, cette loi n'a jamais reçu d'application au Sénégal du fait de sa méconnaissance mais surtout de son inadaptation au contexte socio-culturel. Mais une loi n'a jamais transformé une société car c'est la société qui se transforme d'elle même par la pédagogie, la sensibilisation...et l'ouverture aux autres. Peut être une lueur d'espoir car on commence à constater une prise de conscience chez certains Sénégalais qui lors d'une cérémonie limitent au strict minimum les dépenses. Mais une telle décision n'est pas anodine car elle comporte un revers qui est parfois terrible. En effet, en s'émancipant de cette tradition sociale ces "pionniers" le paient dans l'immense majorité des cas au prix fort car la famille va les diaboliser, leur faire subir la honte en les montrant du doigt et rompre le lien social de la famille. Pour d'autres, ne pas participer à ces cérémonies, c'est se ridiculiser. Dur, dur de vouloir casser "un code" de famille qui fait force de loi dans ce pays qu'est le Sénégal!!!! Le Président de SANTÉ SANS PASSEPORT (29.11.2009) |
|  Les coups à l'école | Comment, un instituteur Sénégalais peut-il sanctionner un élève arrivant de manière itérative en retard en classe ? La réponse à cette interrogation : frapper l'enfant avec une croix en fer (outil de mécanicien) en lui portant des coups dans le bas du dos, devant l'ensemble de la classe et ce pendant plusieurs mois.
Par crainte et par la culture du « non dit », l'enfant de 10 ans est resté muet comme une carpe malgré la douleur. La souffrance l'a contraint à rester couché et son état physique est devenu cachectique. Le frisson vous gagne.
Mais au-delà de ce fait dramatique, la pédagogie des coups à l'école Sénégalaise, est malheureusement de pratique courante. Pourtant, la justice de ce pays envoie ses enseignants en prison lorsque des faits graves sont avérés. Il y a peu, une institutrice s'est retrouvée derrière les barreaux pour avoir crevé l'œil d'un de ses élèves avec une règle.
Ne nous érigeons pas en juge. Au contraire aidons les enseignants à trouver le chemin qui conduit à l'épanouissement de l'enfant afin qu'il devienne le centre de la pédagogie à l'école.
Mais, l'évolution sera longue tant il est difficile de faire évoluer les mentalités quand cette pratique existe depuis des lustres.
Il faut dénoncer pour mieux comprendre. |
|  Le paludisme, un drame humain et économique | Le paludisme tue et tuera encore plus dans les années à venir. Rien que sur le continent Africain, on compte près de 3 millions de morts par an (supérieur à ceux du SIDA). Les grandes victimes sont les enfants âgés de 4 mois à 4 ans et les femmes enceintes qui paient le plus lourd tribut.
Au plan économique le paludisme est responsable d'une perte de croissance en Afrique de 1,3 % par an soit 12 milliards de dollars. Le paludisme est à la fois une cause et une conséquence d'une société Africaine paupérisée.
Depuis 50 ans, la référence dans le traitement est la Chloroquine utilisée larga manu et qui montre désormais ses limites. Au SENEGAL, depuis maintenant 10 ans sont apparues des résistances à la Chloroquine (50 % de résistances parasitologiques). L'OMS, dans un rapport récent, établit qu'au delà de 25 % de résistances, il faut changer de stratégie thérapeutique.
L'avenir demeure le vaccin pour terrasser l'un des derniers grands fléaux de la planète. Malheureusement, la recherche, les grandes firmes pharmaceutiques ne consacrent pas les efforts qu'il faudrait pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Par mercantilisme, elles préfèrent développer d'autres molécules pour d'autres pathologies où les royalties viendront encore grossir leurs confortables bénéfices.
Un vaccin pour quoi faire, puisque nombre de ces pays sont insolvables! Les Africains peuvent continuer de "crever" dans l'indifférence. Pourtant, chacun se donne bonne conscience... |
|  Africaines: restez noires !!!! | Au Sénégal, et dans la langue Wolof, c'est le « khessal » ou dépigmentation de la peau. En clair, si l'on ose, on blanchit sa peau noire.
Ce phénomène qui prend parfois des allures de mode sévit dans de nombreux pays Africains et croît de manière exponentielle. Halte ! car les dégâts cutanés engendrés par la dépigmentation sont définitifs et graves (vergetures, infections, potentialité de développer un cancer de la peau).
Au fin fond de la brousse et à un degré moindre par rapport à la femme citadine de Dakar ou de St Louis, on achète ces crèmes, dont la composition n'est même pas mentionnée et en vente libre sur les nombreux marchés locaux.
Au village, c'est parfois une véritable épidémie. La femme, souvent jeune, gagnée par « le virus de la peau blanche » contamine rapidement les autres et devient vite la référence. Cette frénésie est synonyme de prosélytisme.
On blanchit sa peau mais l'estomac reste vide ! En effet, toutes ces crèmes ont un coût élevé et on dilapide encore plus le maigre budget de la famille dans un pays comme le Sénégal où 30 % de la population vit en dessous du seuil minimum de pauvreté (2 dollars/jour/personne).
Femmes Africaines, soyez fières de votre négritude. Restez ce que vous êtes, car quoique vous fassiez à votre peau, votre âme restera celle de votre continent : l'Afrique noire.
|
|  L'esprit et le corps | Au Sénégal, comme dans tous les autres pays musulmans, le Ramadan qui est le 9e mois du calendrier islamique et le 4e des 5 piliers de la religion musulmane, est un mois particulier.
Au plan spirituel, c'est un temps consacré à une réflexion intérieure, à la dévotion envers Dieu et à la maîtrise de soi.
A cette dimension spirituelle, s'ajoute pour chaque musulman, du lever au coucher du soleil, l'obligation de s'abstenir intégralement de boire, de manger, de fumer et d'avoir des relations sexuelles.
Le jeun est donc une contrainte imposée au corps par l'esprit. Cette privation notamment d'eau et de nourriture n'est pas dangereuse à condition que la personne soit en bonne santé. Malheureusement, tous les musulmans ne sont pas égaux devant le jeun. Au Sénégal, pays du tiers monde, l'état de santé de la population prend ça et là des allures de catastrophe car 30 % des Sénégalais vivent en dessous du seuil minimum de pauvreté (2 dollars /jour) et 1/3 des Sénégalais ne disposent pas de 2400 Kcal/jour (norme de la FAO). La malnutrition est constante et induit des désordres biologiques importants. Tous les organismes sont fragilisés. De plus les températures oscillent en ce mois d'octobre qui marque la fin de la saison des pluies entre 35° C et 45° C. Pour nombre d'entre eux, il faut réellement se poser cette question : Le Ramadan s'impose-t-il?
Oui, au Ramadan mais pas à n'importe quel prix car bon nombre de Sénégalais vont le payer cash et sans le savoir. Seul Allah pourra compter les siens mais la détresse sera bien là et restera dans les cœurs comme dans les âmes.
|
| |
|
| chambre d'hotes, location d'appartement, tourisme solidaire, plats senegalais, Sénégal, petite cote, Mbour, |  | copyright 2012 |
|
|
|